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Gilles Sauron, Johannes Lipps: Die Stuckdecke des oecus tetrastylus aus dem sog. Augustushaus auf dem Palatin im Kontext antiker Deckenverzierungen. Mit Beiträgen von Heinrich Piening und Laura Thiemann. in:

Gnomon, page 58 - 62

GNO, Volume 93 (2021), Issue 1, ISSN: 0017-1417, ISSN online: 0017-1417, https://doi.org/10.17104/0017-1417-2021-1-58

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C.H.BECK, München
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J. Lund: Schmaltz, Die hellenistischen Amphorenstempel von Kaunos 58 limitations in the final sentences of the volume, but such is the nature of archaeological research. We must depart from the evidence at hand in the full knowledge that new discoveries or insights are bound to lead to a revision of previously held theories. However, as far as the amphora stamps of Hellenistic Kaunos is concerned, we now have a yardstick against which new finds may be measured. Copenhagen John Lund * Johannes Lipps: Die Stuckdecke des oecus tetrastylus aus dem sog. Augustushaus auf dem Palatin im Kontext antiker Deckenverzierungen. Mit Beiträgen von Heinrich Piening und Laura Thiemann. Rahden/Westf.: Marie Leidorf 2018. 345 S. 212 z.T. farb. Abb. 4°. (Tübinger Archäologische Forschungen. 25.) 64,80 €. Après avoir été ‘Juniorprofessor’ à l’université de Tübingen, Johannes Lipps est aujourd’hui professeur à l’université Gutenberg de Mayence. Il publie ici le gros travail qui l’a habilité à exercer ces nouvelles fonctions. L’argument principal de l’ouvrage est une tentative de reconstitution graphique de la couverture de l’oecus tetrastylus découvert en 1973 par Gianfilippo Carettoni au cours de ses fouilles de la ‘maison d’Auguste’ au Palatin, mais s’élargit à la question des couvertures antiques, un thème fondamental qui n’a jamais été traité dans son ensemble. J. L. nous offre donc ici le résultat d’un patient travail de recomposition d’un décor stuqué extraordinairement émietté, puisqu’il a fallu examiner 4340 fragments conservés au Palazzo Altemps, souvent réduits à très peu de chose. Le livre se répartit en six chapitres, examinant tour à tour l’oecus tetrastylus de la ‘maison d’Auguste’ avec la restitution du décor stuqué de sa couverture (voûte centrale et deux plafonds plats latéraux), ainsi que le problème controversé de l’identification et de la datation de la maison, puis est envisagée l’histoire des couvertures antiques depuis surtout l’époque grecque classique (440 couvertures pré-augustéennes, répertoriées dans la première annexe), des couvertures d’époque augustéenne, avec l’étude, d’une part, des vestiges matériels, et, d’autre part, des sources textuelles (littéraires, épigraphiques et papyrologiques). J. L. nous amène ensuite à réfléchir sur le rôle des couvertures en rapport avec la fonction de la pièce, et d’abord au sujet de l’oecus tetrastylus de la ‘maison d’Auguste’, en étendant l’enquête aux pièces avoisinantes, distribuées sur deux côtés du péristyle. Ce chapitre se clôt par des réflexions sur la chronologie relative des couvertures de la fin de la République. Puis, J. L. sollicite les sources textuelles (199, répertoriées dans la seconde annexe) pour essayer de comprendre comment les Anciens réagissaient à la vision des couvertures de divers points de vue (valeur esthétique, dimension sociologique, aspects moraux etc.). L’oecus tetrastylus est une vaste pièce, comportant un espace antérieur sous plafond plat, tandis que la partie postérieure de la pièce est encadré par quatre supports de colonnes ou de piliers qui supportaient une voûte stuquée. Le fond de la partie voûtée était à l’origine entièrement ouvert (J. L. hésite entre l’hypothèse d’une niche ou d’un passage) et a été ensuite bouché par une maçonnerie en réticulé au moment où la maison a été engloutie dans les fondations du sanctuaire d’Apollon Palatin, tandis que tous les matériaux précieux (colonnes ou piliers et marbres de couleur de l’opus sectile du sol) étaient retirés de la pièce. L’entreprise de J. L. GNOMON 1/93/2021 G. Sauron: Lipps, Die Stuckdecke des oecus tetrastylus 59 est d’autant plus méritoire que G. Carettoni estimait la reconstitution de l’oecus tetrastylus impossible. J. L. a associé un examen très attentif des fragments attribués à la couverture de la pièce (certains, qui proviennent de la fouille de l’oecus tetrastylus pourraient appartenir à d’autres espaces de la maison, comme à la couverture du «studiolo») à des comparaisons avec des décors bien conservés, contemporains et apparentés («studiolo» et rampe de la ‘maison d’Auguste’, maison du Cryptoportique à Pompéi, maison du Relief de Télèphe à Herculanum, soffite du Sanctuaire de la Source à Nîmes, en particulier). Finalement, J. L. propose une restitution graphique de la composition de la voûte (fig. 89), associant des champs carrés, triangulaires et losangiques. Deux grands décors inscrits à chaque fois dans un carré s’alignent sur l’axe médian, l’un avec un motif d’étoile à huit branches au centre, dont les diverses cases sont ornées de foudres ou de rosaces, et l’autre formant un octogone, avec des griffons végétalisés distribués aux quatre angles du carré. Des petits carrés ornés de rosaces forment une sorte de ponctuation de la composition d’ensemble. J. L. a mis en évidence l’existence de deux frises d’armes, situés sur les côtés de la composition. Certains thèmes iconographiques apparaissent sur les fragments de stucs, comme des Victoires sur biges (que l’on pourrait rapprocher de la frise du temple de la Victoire représenté sur une série de reliefs d’époque augustéenne1 ou encore d’une des frises en marbre du front de scène du théâtre d’Orange),2 mais J. L. n’a pas pu les situer au sein de la composition qu’il a reconstituée. Quant aux plafonds plats des nefs latérales, ils étaient simplement ornés de deux files de caissons carrés et bordés, sous la voûte, d’une frise dorique surmontée d’une corniche à mutules. En annexe à ce travail de restitution, le livre ajoute deux contributions, dues à Laura Thiemann et Heinrich Piening, donnant les résultats d’analyses physico-chimiques de ces revêtements. Il apparaît qu’on a mis en œuvre des enduits sablés (dont la variété de composition traduit la progressivité du chantier) pour les fonds, avec du stuc pour les parties modelées du décor. Mais J. L. insiste sur l’existence d’une peinture blanche, associée à un revêtement brillant, apte à donner à ce décor à la fois de l’éclat et de la profondeur. En ce qui concerne l’identification de la maison, J. L., tout en signalant les doutes qui ont été émis à son encontre, notamment par T. P. Wiseman et S. Zink, se rallie, me semble-t-il avec raison, à l’hypothèse d’Irene Iacopi et de Giovanna Tedone,3 considérant que la maison découverte par G. Carettoni était une partie de la première résidence du futur couple impérial dans les premières années du triumvirat, qui aurait été remblayée en 36 av. J.-C. À cette date, en effet, un coup de foudre en aurait entraîné la consécration à Apollon, à qui devait être construit un nouveau sanctuaire à cet emplacement, finalement dédié en 28 av. J.-C. Je signale, à ce propos, qu’à l’intérieur de la ‘maison de Livie’, qui appartenait elle aussi à la première résidence d’Auguste et Livie au Palatin, j’ai récemment mis en évidence avec mon élève Valentina Torrisi l’existence d’un oecus corinthius se –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– 1 M. J. Strazzulla, ‘Il principato di Apollo. Mito e propaganda nelle lastre ‹Campana› del tempio di Apollo Palatino’, Rome, 1990, p. 111–125. 2 G. Sauron, ‘Réflexions sur le décor du front de scène du théâtre d’Orange’, RA, 2004, p. 154–155 et fig. 3. 3 I. Iacopi – G. Tedone, ‘Bibliotheca e Porticus ad Apollinis’, MDAI(R), 112, 2005/2006, p. 351–378. GNOMON 1/93/2021 G. Sauron: Lipps, Die Stuckdecke des oecus tetrastylus 60 superposant aux fondations de la zone sud-est de la maison,1 et dont la couverture voûtée devait être très proche de celle que J. L. a reconstituée pour l’oecus tetrastylus de la ‘maison d’Auguste’. J. L. offre un vaste panorama sur les vestiges de couvertures de l’époque grecque classique jusqu’à la période augustéenne. J. L. s’intéresse longuement aux couvertures des édifices classiques les mieux connus par leurs vestiges (à Athènes, Parthénon et Propylées de l’Acropole ainsi que l’Hephaisteion, temple d’Apollon à Bassae, tholos d’Épidaure etc.), en soulignant que, parfois, la couverture en marbre concerne l’ensemble du monument, comme à Épidaure, ou, dans d’autres cas, seulement la peristasis, le pronaos et l’opisthodome, comme au Parthénon. J. L. détaille la forme des caissons avec leurs bordures ornementales, surtout des oves, et les types d’ornements qu’ils contiennent, surtout des étoiles et des motifs végétaux. Il y avait là tout un répertoire de modèles qui seront imités à Rome, notamment dans l’architecture religieuse augustéenne. J. L. souligne le fait que l’époque hellénistique a introduit l’innovation de motifs figuratifs, connus aussi bien par les textes (celui d’Athénée pour la tente de Ptolémée II, par exemple) que par les vestiges (ainsi, au mausolée de Belevi). Mais, je voudrais signaler ici que j’avais proposé d’identifier des têtes de serpents en terminaison des rinceaux ornant les caissons du soffite de la cella de la tholos d’Épidaure, qui aurait pu faire allusion aux serpents sacrés que contenait probablement le soubassement labyrinthique du monument.2 J. L. s’intéresse ensuite aux premières apparitions des caissons dans les édifices sacrés de l’Italie romaine, à partir du IIe s. av. J.-C. (hémicycle du sanctuaire de la Fortuna Primigenia à Préneste, temple rond près du Tibre), avec une forte inspiration des modèles grecs classiques, qui s’accuse à l’époque augustéenne (temple d’Apollon Sosianus et de Mars Ultor). J. L. observe que, dans la cella d’Apollon Sosianus, le plafond était recouvert de stuc doré imitant une couverture à caissons avec des formules classiques abandonnées depuis longtemps (motif des astragales). Il rappelle par ailleurs que, dès 142 av. J.-C., le Capitole avait été enrichi d’un plafond à caissons doré (Pline, NH, 33, 57: laquearia … inaurata), à l’initiative de L. Mummius. En ce qui concerne les couvertures des espaces privés antérieurs à Auguste, J. L. insiste, entre autres nombreux décors qu’il cite, sur ceux qui lui paraissent proches de ce qu’il a pu reconstituer à partir des fragments de stucs pour l’oecus tetrastylus de la ‘maison d’Auguste’: il s’agit surtout des couvertures de la maison du Cryptoportique à Pompéi ou de celle de la salle I du niveau inférieur du soubassement de la villa des Papyrus à Herculanum. Je regrette que J. L. n’ait pas accordé plus de place aux décors stuqués les plus spectaculaires de Rome à partir de l’époque triumvirale, et, sans parler de celui de l’hypogée de la Porte Majeure, il me semble que les stucs des voûtes de la villa découverte sous la Farnésine auraient mérité un examen plus approfondi qu’une simple confirmation de la datation haute du décor –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– 1 G. Sauron – V. Torrisi, ‘Une nouvelle interprétation des vestiges de la Casa di Livia: oecus corinthius et basilica dans la résidence d’Octavien et Livie au Palatin’, ‘Le Palatin, émergence de la colline du pouvoir à Rome, de la mort d’Auguste au règne de Vespasien, 14–79 p.C. (Neronia X)’, édité par Manuel de Souza et Olivier Devillers, Ausonius Mémoires 55, Bordeaux, 2019, p. 39–56. 2 G. Sauron, ‘Quis deum? L’expression plastique des idéologies politiques et religieuses à Rome à la fin de la République et au début du Principat’, dans BEFAR, 285, Rome, 1994, p. 32 et pl. I. GNOMON 1/93/2021 G. Sauron: Lipps, Die Stuckdecke des oecus tetrastylus 61 de la ‘maison d’Auguste’,1 ou la simple constatation de leur singularité (p. 146). L’étude fondamentale sur la datation de la villa sous la Farnésine publiée par E. La Rocca, et que cite à ce propos J. L., comporte des considérations importantes sur l’influence égyptienne à Rome avant la bataille d’Actium et le rattachement de l’Égypte à l’Empire romain, influence qui a été mise ingénieusement au compte de la présence de Cléopâtre à Rome par I. Iacopi et G. Tedone.2 En tout cas, J. L. présente une étude très détaillée sur le décor des couvertures connues dans la maison d’Auguste, avec un important dossier comparatif (p. 151 sq.), qui constitue un des nombreux apports précieux de son gros travail: il souligne la variété des formules employées (éléments métalliques rapportés à l’intérieur des caissons, comme dans la pièce 6, association stuc – peinture – dorure dans le «studiolo», peintures imitant des caissons avec deux formules différentes dans le vestibule et au-dessus de la rampe etc.), tout en soulignant que ces variations n’excluent pas l’hypothèse probable que tous ces décors devaient être contemporains et avoir été exécutés par un même atelier. En dehors de la ‘maison d’Auguste’ au Palatin, toutes les nombreuses comparaisons qu’il a établies avec des couvertures de résidences en Italie ou dans d’autres régions de l’Empire conduisent J. L. à conclure que le décor de la voûte de l’oecus tetrastylus de la ‘maison d’Auguste’ était plus riche et plus complexe que tous ces décors contemporains, et se référait au répertoire ornemental des soffites des temples romains construits à partir du IIe s. av. J.-C. (p. 141–142). En ce qui concerne le rapport des décors stuqués des couvertures et la hiérarchisation de l’espace dans les pièces des résidences privées, J. L. insiste sur le fait que la forme et le décor des couvertures s’accordaient avec les parties des pièces considérées comme les plus importantes (alcôves dans les cubicula, espace situé au fond des salles de réception, du type triclinium ou oecus tetrastylus). Déjà, note-t-il, les couvertures jouaient le même rôle consistant à souligner la hiérarchie entre les espaces dans les tombes étrusques (tombe 5512 de Tarquinia), mais surtout dans les temples grecs classiques. Il insiste par ailleurs sur le luxe particulier des couvertures des salles à manger. Il observe qu’une même hiérarchisation des espaces était soulignée, à l’intérieur de l’oecus tetrastylus de la ‘maison d’Auguste’, par les fresques des parois ainsi que par l’opus sectile du sol, avec, en plus, des variations de luminosité, qui conféraient à la couverture voûtée le rôle supplémentaire d’apporter l’éclat de ses stucs blancs et brillants au-dessus de la partie la plus solennelle de la pièce. J. L. convoque de nombreuses sources littéraires parlant de couvertures (voûtes et plafonds), aussi bien d’édifices mythiques que réels. Les mêmes sources sont citées à l’intérieur de chaque rubrique, ce qui confère un caractère un peu répétitif à cette partie du travail, mais le défaut est estompé par la qualité des analyses. Ces textes sont de nature assez variée, et J. L. note avec raison que ce sont souvent des moralistes, très critiques à l’égard des excès du luxe, comme Properce, Horace ou Sénèque, qui nous donnent des informations sur les couvertures les plus riches des résidences –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– 1 J. L. cite E. La Rocca, ‘Gli affreschi della casa di Augusto e della villa della Farnesina: una revisione cronologica’, ‘Le due patrie acquisite. Studi di archeologia dedicati a Walter Trillmich (BCom Suppl., 18)’, dir. par Eugenio La Rocca, Pilar León, et Claudio Parisi Presicce, Rome, 2008, p. 223–242. P. 86 n. 199, J. L. parle de «Hochdatierung», mais, curieusement, il situe p. 170 le décor de la villa sous la Farnésine «in augusteischer Zeit», alors que La Rocca insiste sur sa datation triumvirale. 2 Art. cit. supra, p. 371–374. GNOMON 1/93/2021 G. Sauron: Lipps, Die Stuckdecke des oecus tetrastylus 62 privées de leur temps. Étant donné le caractère parfois très elliptique des formulations employées par ces auteurs, je me demande toutefois s’il n’y aurait pas intérêt à justifier de manière détaillée certaines traductions. Quand Athénée (V, 207 e) parle, d’après Moschion, du πόλος imité de l’horloge solaire d’Achradine (J. L. reproduit la traduction de Friedrich et Nothers: «Die Decke bildete ein Himmelsgewölbe, das der Sonnenuhr von Achradine nachgeschaffen war») ornant la couverture (ὀροφή) d’une salle de repos à cinq klinès du bateau de Hiéron II, s’agissait-il de la transposition d’une horloge solaire de forme hémisphérique (Vitruve, De arch., IX, 8, 1)?1 Dans ce cas la couverture de la salle aurait pu consister en une voûte hémisphérique (percée d’un oculus?), ce qui en ferait le lointain ancêtre de celle du Panthéon de Rome, mais en y ajoutant les lignes des heures et des saisons. En tout cas, J. L. cite de nombreuses sources, qui insistent sur l’éclat, le scintillement de ces voûtes ou plafonds à caissons, dès que la lumière, solaire ou artificielle, venait les illuminer. Beaucoup d’auteurs antiques soulignent aussi la variété des matériaux utilisés (or, ivoire, bois précieux, verre). J. L. met en exergue le texte de Lucien De domo, qui décrit une maison particulièrement riche, apte à inspirer le talent d’un orateur, impressionné par la beauté qui l’entoure, avec un curieux passage où l’auteur insiste sur le fait que la couverture (ὀροφή) n’est pas entièrement dorée, car, si le ciel avait cette apparence, il serait terrifiant (φοβερός) et non beau (καλός). J. L. envisage aussi le rapport entre les couvertures et les propriétaires, non seulement du point de vue de l’expression de la richesse et du goût, mais aussi, le cas échéant, avec des symboles renvoyant à leur pouvoir, comme le thème de l’aigle dans la tente de Ptolémée II ou les Victoires ornant une pièce de la résidence de Gaius Caesar décrite dans l’Anthologie grecque (IX, 39). Je signale à ce propos qu’Erika Simon avait mis en rapport ce texte avec le décor de la voûte de la chambre funéraire de la tombe de C. Cestius, qui est contemporain.2 J. L. envisage aussi différents aspects liés à la couverture, notamment à sa hauteur, comme l’acoustique, la climatisation, l’éclairage. Il s’intéresse aussi, en exploitant les comptes de l’Erechtheion à Athènes et du temple d’Asclépios à Épidaure, sur le coût des couvertures, qu’il estime à un dixième de la dépense totale pour ces réalisations. Il analyse aussi la documentation papyrologique (P.Cair. Zen. 3 59.445, P. Köln 1.52 et 1.53), qui renseigne sur des constructions publiques ou privées d’époque hellénistique et romaine. Et il insiste sur le fait que nul auteur, plus que Sénèque, ne s’est complu à parler du décor domestique de façon détaillée pour en stigmatiser la vanité. Et il insiste en conclusion sur le rôle malgré tout secondaire que jouait à cette époque le décor des couvertures, tout en soulignant l’éclat de la voûte stuquée de l’oecus tetrastylus de la ‘maison d’Auguste’. Un livre, on le voit, extrêmement riche, qui ne prétend pas combler les énormes lacunes de notre documentation, mais qui présente avec rigueur toutes les pièces du dossier. Paris Gilles Sauron –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– 1 R. M. Feraru, ‘Nouvelles contributions à l'étude des cadrans solaires découverts dans les cités grecques de Dobroudja’, DHA, 34, 2008, p. 65–80, en part. p. 69. Charles Burton Gulick (‘Athenaeus: The Deipnosophists, II’, Loeb Classical Library, London – Cambridge, Massachusetts, 1928, p. 439) comprenait «on the ceiling was a concave dial». 2 E. Simon, ‘Augustus. Kunst und Leben in Rom um die Zeitenwende’, Munich, 1986, p. 193 et fig. 221. GNOMON 1/93/2021

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Zusammenfassung

Der GNOMON pflegt als kritische Zeitschrift für die gesamte Altertumswissenschaft die Verbindung zwischen den verschiedenen Disziplinen der Altertumswissenschaft. Er nimmt dadurch eine Sonderstellung unter den Rezensionsorganen ein und bietet die Möglichkeit, sich über wichtige Forschungen und Publikationen auch in den Nachbarbereichen des eigenen Faches zu orientieren. Die Rezensionen im GNOMON wenden sich an ein internationales Publikum, das aus allen Teilgebieten der Altertumswissenschaft kommt. Die Publikationssprachen im GNOMON sind: Deutsch, Englisch, Französisch, Italienisch und Lateinisch.

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