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Marianne Coudry, Pierangelo Buongiorno, Sebastian Lohsse, Francesco Verrico (Edd.): Miscellanea senatoria. in:

Gnomon, page 49 - 52

GNO, Volume 93 (2021), Issue 2, ISSN: 0017-1417, ISSN online: 0017-1417, https://doi.org/10.17104/0017-1417-2021-2-49

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C.H.BECK, München
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F. Gazzano: Gray, Stasis and Stability 145 innovativi sotto diverse angolature,1 fra i quali si possono ricordare almeno gli studi sulla ‘displaced agency’,2 di Lene Rubinstein,3 del già menzionato Matthew Simonton, o ancora quelli di Laura Loddo,4 di chi scrive,5 oltre a, naturalmente, quelli dello stesso G., che ha proficuamente esplorato il tema in chiave di rapporto con il presente in almeno due articoli.6 Genova Francesca Gazzano * Pierangelo Buongiorno, Sebastian Lohsse, Francesco Verrico (Edd.): Miscellanea senatoria. Stuttgart: Steiner 2019. 281 S. (Acta Senatus. B. Studien und Materialen. 4). 86 €. Comme l’indiquent Pierangelo Buongiorno et Sebastian Lohsse dans leur avant-propos, ce volume collectif s’inscrit dans le contexte du programme scientifique international PAROS (Palingenesie der Römischen Senatsbschlüsse [509 v.Chr. – 284 n.Chr.]) soutenu par la Fondation von Humboldt, lancé en 2014 avec pour objectif l’édition critique des sénatus-consultes (dorénavant SC) conservés dans toutes les catégories de la documentation antique.7 Dans la collection ‘Acta Senatus’, créée chez l’éditeur Franz Steiner pour diffuser les résultats de ce programme, la série B intitulée ‘Studien und Materialen’ rassemble des études dites ‘propédeutiques’ traitant soit des questions méthodologiques relatives à la documentation,8 soit des questions de type juridique et institutionnel touchant aux SC, comme c’est le cas ici. 1 Si veda da ultimo lo ‘Special Issue’ di E. Isayev, E. Jewell (eds.), ‘Displacement and the Humanities: Manifestos from the Ancient to the Present’ di Humanities 7, 2018, online: https://www.mdpi.com/journal/humanities/special_issues/Manifestos_Ancient_Present 2 E.g. E. Isayev, ‘Between hospitality and asylum: A historical perspective on displaced agency’, International Review of the Red Cross 99/1, 2017, pp. 75–98. 3 L. Rubinstein, ‘Immigration and Refugee Crises in Fourth-Century Greece: An Athenian Perspective’, The European Legacy 2018, online: DOI: 10.1080/10848770.2018.1423785. 4 L. Loddo, ‘Political exiles and their use of diplomacy in Classical Greece’, Ktèma 44, 2019, pp. 7–21. A cura della stessa, è in corso di pubblicazione il volume ‘Political Refugees in the Ancient Greek World: Literary, Historical and Philosophical Essays’, Pallas 112, 2020. 5 Sul tema del rapporto fra esiliati e diplomazia: F. Gazzano, ‘Lettere dal fronte. Diplomazia e trame personali nei primi anni della guerra ionica (413–410 a.C.)’, Histos 14, 2020, pp. 35–69. 6 ‘Exile, Refuge and the Greek Polis: Between Justice and Humanity’, Journal of Refugee Studies, 30/2, 2017, pp. 190–219, e ‘Citizenship as Barrier and Opportunity for Ancient Greek and Modern Refugees’, Humanities 7/3, 2018, in open access: https://doi.org/10.3390/h7030072. 7 Il vise à la restitution de l’état textuel d’origine des délibérations du sénat (d’où le terme palingénésie) et à leur mise à disposition des chercheurs. Cf. la présentation faite par P. Buongiorno dans le volume ‘Texte wiederherstellen, Kontexte rekonstruieren. Internationale Tagung über Methoden und Erstellung einer Palingenesie, Münster, 23.–24. April 2015’, S. Lohsse, S. Marino, P. Buongiorno (eds.), Franz Steiner 2017 (Acta Senatus / B, Band 2), p. 13–31. 8 Comme le volume 3 paru en 2018 sous le titre ‘Rappresentazione e uso dei senatus consulta nelle fonti letterarie della repubblica e del primo principato. Darstellung und Gebrauch der senatus consulta in den literarischen Quellen der Republik und der frühen Kaiserzeit’, a cura / herausgegeben von Andrea Balbo, Pierangelo Buongiorno, Ermanno Malaspina. GNOMON 2/93/2021 M. Coudry: Buongiorno et al. (Edd.), Miscellanea senatoria 146 Des cinq contributions réunies, la première est celle qui se rapproche le plus de celles qui, dans un précédent volume de la collection, présentaient la méthodologie envisagée pour l’édition critique des SC.1 Clément Bur et Thibaud Lanfranchi, sous le titre ‘Sénat et sénatus-consultes à l’époque royale: un essai de mise au point’ (p. 11–136), juxtaposent une réflexion générale et un corpus de 44 SC sous forme de notices comportant texte, commentaire et bibliographie, c’est-à-dire une palingénésie comme le projet PAROS entend la réaliser.2 La réflexion générale a pour ambition de faire le point sur ce qu’ont pu être les décisions du Sénat de l’époque royale, qu’on ne peut assimiler à des SC proprement dits («il est évident que ces sénatus-consultes d’époque royale n’en sont pas», p. 11), et, partant, à dégager des sources antiques «ce qu’elles estimaient avoir été l’activité sénatoriale durant la royauté». Après un état de la question très fouillé remontant aux grandes synthèses de la fin du XIXe siècle, qui révèle, par le foisonnement des hypothèses et des reconstructions qui y sont rappelées, l’étendue de nos ignorances sur le Sénat de l’époque royale, et aboutit à une conclusion prudente, voire minimaliste, sur la nature probable des décisions du Sénat («des avis rendus au roi sur sa sollicitation», p. 25), les décisions elles-mêmes sont analysées et classées selon leur objet. Ce qu’elles révèlent sur le Sénat est ensuite confronté aux données de la tradition concernant son effectif, le mode de recrutement des sénateurs, les rapports entre le Sénat et le roi, avec les questions plus précises de l’interregnum et de l’auctoritas patrum. Au terme d’une réflexion parfois sinueuse, invoquant le comparatisme avec le monde grec pour tenter d’éclairer des réalités que les sources littéraires, «toutes tardives et largement reconstruites» mettent hors d’atteinte, est esquissée une évolution plausible: à un conseil de patres, membres des groupes familiaux qui dominaient la vie politique, détenteur d’une certaine forme de souveraineté, aurait succédé à la période étrusque, en rapport avec la réforme hoplitique qui aurait fait naître une assemblée de guerriers, et avec les mutations du pouvoir royal sur le modèle des tyrans grecs, un véritable organe politique, doté d’un lieu de réunion spécifique, et prêt à devenir «l’élément central de la République». Tout au long de cette histoire, les SC apparaîtraient comme les témoins de la recherche du consensus à la fois au sein de l’aristocratie et entre celle-ci et le roi. Cette tentative, courageuse, pour donner consistance à un organe politique largement insaisissable dans sa réalité historique, tout comme l’est la royauté, laisse toutefois un peu sceptique. Les deux contributions suivantes, plus brèves, portent sur des questions de procédure sénatoriale connues pour la fin de la République, et, partant de points très précis, développent d’intéressantes réflexions générales touchant au droit public. Umberto Laffi, sous le titre ‘Clausole di autoprotezione e clausole 1 Le volume 2, paru en 2017 sous le titre ‘Texte wiederherstellen, Kontexte rekonstruieren. Internationale Tagung über Methoden und Erstellung einer Palingenesie, Münster, 23.–24. April 2015’. Herausgegeben von Sebastian Lohsse, Salvatore Marino und Pietrangelo Buongiorno. 2 Eux-mêmes sont chargés, dans ce programme, de la palingénésie des SC des débuts de la République, comme ils l’indiquent note 134. GNOMON 2/93/2021 M. Coudry: Buongiorno et al. (Edd.), Miscellanea senatoria 147 di autolimitazione cautelare nei testi di senatoconsulti di età tardorepubblicana’ (p. 139–155), se livre à une étude attentive des clauses d’autoprotection, analogues à celles qu’on trouve dans les lois mais généralement négligées dans les travaux modernes, par lesquelles le Sénat assure à ses résolutions un caractère contraignant, pour les domaines relevant de sa compétence. Il analyse celles qui figurent dans les SC et auctoritates senatus d’octobre 51 relatifs à la détermination des provinces, dans le contexte du débat sur la succession de César en Gaule, clauses transmises ipsissimis uerbis par Caelius Rufus dans les lettres qu’il adresse à Cicéron en 51 (Fam. 8.8.5–8). Après en avoir précisé le contenu et évoqué le parallèle fourni par un édit triumviral contenu dans une inscription d’Éphèse (AE 2006, 1455), l’auteur élargit la perspective à la question de l’efficacité juridique des SC, toujours contestée par le courant le plus répandu de la doctrine encore tributaire du système conceptuel du ‘Staatsrecht’ de Mommsen, mais qu’il affirme de façon très convaincante. Sous le titre ‘Il contributo di Varrone alla conoscenza delle procedure di funzionamento del Senato’ (p. 157–188), Elisabetta Todisco reprend, à partir du commentaire d’un point particulier des écrits de Varron (transmis par Aulu- Gelle 14.7.1–11) relatifs à la procédure délibérative du Sénat dans les années 70 av. J.-C., la question des jours où il était possible pour les magistrats de le réunir. Après une discussion sur les dispositions et la date de deux lois, la lex Pupia, qui l’interdisait les jours comitiaux, et la lex Gabinia, qui imposait de consacrer le mois de février aux audiences des ambassades, sans remettre en cause les interprétations habituellement reçues de ces lois, elle suggère de dater la seconde de 61, comme la première, et propose une interprétation politique convaincante: en restreignant la liberté d’initiative des magistrats en matière de convocation du Sénat, elles s’inscriraient dans un contexte de réaction, propre aux années 70, contre la domination institutionnelle du Sénat, qui aurait conduit à formaliser des usages antérieurs par des lois, afin de garantir plus efficacement leur respect. Elle formule l’intéressante hypothèse que ce contexte pourrait expliquer la place qu’ont occupée à cette époque des experts d’antiquitates comme Varron dans la sphère politique, et que plus tard la restauration augustéenne du Sénat aurait donné une nouvelle actualité aux écrits de Varron en la matière. Un appendice fournit la liste des dix SC transmis par Varron. Les deux dernières contributions du volume étudient des SC qui portent sur des domaines particuliers. Celle de Margherita Facella, intitulée ‘Cicerone e il senatus consultum su Ariobarzane III di Cappadocia’ (p. 191–213) livre une étude précise et très pertinente des SC votés peu avant le début du proconsulat de Cicéron en Cilicie, en 51, et connus seulement par sa correspondance. Elle montre d’abord combien ces mesures, en ajoutant à la reconnaissance d’Ariobarzane comme roi la consigne donnée à Cicéron d’assurer sa protection, diffèrent de celles que le Sénat prend d’ordinaire en faveur des rois amis, puis à quels enjeux de politique extérieure elles répondaient, et quel rôle ont certainement joué Caton et Pompée dans ces décisions. La dense contribution de Francesco Arcaria, ‘Senatus consulta de servis fugitivis investigandis’ (p. 215–269), pose, pour l’époque impériale, la question du rôle du Sénat dans la production de normes de droit public concernant la pour- GNOMON 2/93/2021 M. Coudry: Buongiorno et al. (Edd.), Miscellanea senatoria 148 suite des esclaves fugitifs – un phénomène d’ampleur croissante, tout au long de l’Empire, et aux lourdes conséquences économiques – et de l’articulation entre SC et constitutions impériales. Il scrute pour cela trois fragments d’Ulpien apparaissant dans la rubrique De fugitivis du Digeste (11.4.1.1–3), et propose une reconstruction des six dispositions successives qui y sont évoquées: la lex Fabia du Ier siècle av. J.-C., un SC dit Modesto consule factum qu’il propose de dater du règne de Domitien (82), un SC d’Antonin répétant ses dispositions, un rescrit d’Antonin les étendant hors d’Italie, à toutes les provinces, une oratio de Marc Aurèle les étendant aux domaines impériaux, enfin une generalis epistula de Marc Aurèle et Commode qui étendait l’impératif de répression aux soldats stationarii. Il faut saluer, au terme de ce compte-rendu, outre le soin apporté à l’édition du volume, qui comporte un index des sources, la qualité des travaux présentés. Ceux-ci concourent, dans leur diversité, soit à explorer des voies nouvelles, comme celle de la nature problématique des SC de l’époque royale, ou des dispositifs par lesquels les sénateurs s’efforçaient de donner à leurs décisions un caractère juridiquement contraignant, soit à approfondir des questions connues mais difficiles, comme celle des rapports entre SC et constitutions impériales, soit enfin à attirer l’attention sur les conditions d’élaboration de certains SC qui paraissent banals mais ne le sont pas, comme ceux qui protègent le roi Ariobarzane, ou sur des détails de procédure dont la portée était mal évaluée, comme les contraintes imposées aux magistrats pour réunir le Sénat à la fin de la République. Mulhouse Marianne Coudry * Sophie Kambitsis (Ed.): Des pittakia de Théadelphie. Berlin/Boston: de Gruyter 2018. VII, 232 S. 33 Farbtaf. (Berliner Griechische Urkunden. 22.) 79,95 €. Die in dem hier zu besprechenden jüngsten Band der Reihe ‘Berliner Griechische Urkunden’ (BGU)1 erstmals edierten Texte der Papyrussammlung des Ägyptischen Museums zu Berlin (BGU XXII 2905–2913) stammen aus Theadelpheia, einem Dorf am westlichen Rand des heutigen Fayyum, der von einem Seitenarm des Nil gebildeten großen Oase, ca. 100 km südlich des heutigen Kairo. Dieses Gebiet verfügte – insbesondere seit den umfangreichen Wasserbau- und Meliorisierungsarbeiten unter Ptolemaios II. Philadelphos (gest. 246 v. Chr.) – über große Flächen sehr fruchtbaren Ackerlandes und bildete einen eigenen Verwaltungsbezirk (νομός, ‘Gau’), der zu Ehren der nach ihrem Tod (270 v. Chr.) vergöttlichten Arsinoe II. – Gemahlin und Schwester des zweiten Ptolemäers – Arsinoites genannt wurde. Der weitaus überwiegende Teil des Ackerlandes dieser Landschaft befand sich in staatlichem Besitz, war also Königs- bzw. Staatsland und wurde von Königsbauern bzw. Staatspächtern be- 1 Die Zitate von Papyruseditionen folgen der in der Disziplin hierfür weitgehend als maßgeblich betrachteten ‘Checklist of Editions of Greek, Latin, Demotic, and Coptic Papyri, Ostraca and Tablets’, zu finden unter: http://papyri.info/docs/checklist. GNOMON 2/93/2021

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As a critical journal for all classical studies, the GNOMON fosters the links between the distinct classical disciplines. It has thus an exceptional position among the classical review journals and allows familiarization with research and publications in neighbouring disciplines. The reviews address an international readership from all fields in classical studies. The GNOMON publishes reviews in German, English, French, Italian and Latin.

The GNOMON is published in eight issues a year.

Zusammenfassung

Der GNOMON pflegt als kritische Zeitschrift für die gesamte Altertumswissenschaft die Verbindung zwischen den verschiedenen Disziplinen der Altertumswissenschaft. Er nimmt dadurch eine Sonderstellung unter den Rezensionsorganen ein und bietet die Möglichkeit, sich über wichtige Forschungen und Publikationen auch in den Nachbarbereichen des eigenen Faches zu orientieren. Die Rezensionen im GNOMON wenden sich an ein internationales Publikum, das aus allen Teilgebieten der Altertumswissenschaft kommt. Die Publikationssprachen im GNOMON sind: Deutsch, Englisch, Französisch, Italienisch und Lateinisch.

Der GNOMON erscheint acht Mal im Jahr.